dimanche, 30 avril 2006

Capri, c'est fini!

Ca y est on touche à la fin ...
On prend l'avion demain soir 20h, heure Mexicaine, avec une escale d'une après midi à Francfort -ça va nous changer- et nous arriverons à Panam vers 23h00 Lundi soir.

Nous avons vécu des choses fabuleuses et avons pris plaisir à les partager avec vous ... et que vive Dosmosquitos, bonne nav'!

Capri, c'est fini,
Nous croyons bien
Que nous y retournerons un jour ...

Dos mosquitos :-) :-(

jeudi, 27 avril 2006

Mexico, mexiiihiiicoooo...

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Voir les photos URBANOSCOPE!

Impressionante DF, capitale tarantulesque. A plus de 2200 mètres d'altitude, la seule ville de Mexico comptait 8,6 millions d'habitants en 2000 s'étirant sur près de 1 500 km2. Construite sur un plan en damier facilitant l’orientation, l’ensemble de l’agglomération couvre à présent 6 000 km2 et regroupe plus de 18 millions de personnes.
...extraits de Wikipedia...
Ici s'étendait il y a 500 ans le lac Texcoco, sur une île duquel fut construite la somptueuse Tenochtitlán, capitale de l'empire aztèque.
Il existe diverses hypothèses sur la signification du mot México. Ce qui est certain c'est qu'il s'agit d'un vocable d'origine nahuatl, avec lequel les mexicas désignaient la capitale de leur État. L'hypothèse la plus communément admise est celle qui indique que le nom du pays a pour origine les vocables me¯tztli = lune, xictli = nombril ou centre, et -co = suffixe de lieu. D'après cette forme, le mot México signifie lieu du centre de la lune, ou plus précisément, le lac de la lune, qui a été un des noms que les mexicas utilisaient pour désigner le lac de Texcoco. Les indigènes prononçaient meshico.
Même si la langue utilisée à titre officiel est l'espagnol, d'autres langues indigènes sont parlées encore aujourd'hui, dans une plus ou moins grande mesure, comme par exemple le Maya ou le nahuatl. La famille linguistique des langues mayas regroupe soixante-neuf langues parlées par plus de deux millions de personnes vivant du sud-est du Mexique jusqu'au Honduras. Leur origine remonte, croit-on, à plus de cinq millénaires. De l'époque dite classique (600-800 ap. J.C.) à la conquête espagnole, ces langues furent écrites sur des bâtiments, de la poterie et des codex, grâce à un système d'écriture très élaboré de hiéroglyphes. Le dialecte maya le plus important est souvent appelé le Yucatèque par les linguistes mais est principalement connu comme le maya, tout simplement, par ceux qui le parlent. Le second dialecte en importance, Chol, était à l'époque largement utilisé. La langue classique maya se rapproche considérablement du Chol et du Yucatec moderne.

Voir les photos URBANOSCOPE!

lundi, 24 avril 2006

Carnet de Dessins

A la demande de Nico, je vous ai mis à la date de réalisation mes petits dessins du voyage ... ! Gwen

Voir au 11 nov, 17 nov, 27 nov, 28 nov, 13 dec, 23 dec, 24 dec, 27 dec, 06 fev, 10 fev, 26 fev, 03 avril, 09 avril, 10 avril, 14 avril... ou plus simplement en cliquant ici...

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vendredi, 21 avril 2006

Real de Catorce.

Les photos REAL DE CATORCE sont ici!

Ville fantome depuis la fin de l'époque faste des mines d'argent, vers 1910.
Oubliée depuis des dizaines d'années, redécouverte depuis peu par certains voyageurs, c'est un peu le bout du monde dans une ambiance magique à plus de 2700 metres d'altitude.

De Matehuala, le bus roule sur d'immenses lignes droites désertiques.
Un pneu de camion déchappé, une tienda ou un pueblo au milieu de rien.
Pas âme qui vive, même les chiens sont invisibles et seuls les cactus n'ont pas l'air de craindre le soleil de plomb.
Le bus ralenti et prend une route à gauche. Tiens, c'est pas une route, c'est une piste...Ah, non, c'est une route...mais pavée, à l'ancienne, avec de petits galets des montagnes.
On part tout droit sur des sommets désertiques que l'on distingue dans les brumes de chaleur.
Cette ancienne voie pavée a plus de cent ans mais est encore en bon état.
La route tourne et monte maintenant, le bus peine pendant que la grande plaine que nous avons quitté se découvre sous les lacets de la route.

Le bus s'arrète, coupe son moteur.
Qu'est ce qui se passe?
C'est la fin de la route.
Le sommet de la montagne.
Seul un tunnel s'enfonce dans le noir.
Il faut changer de bus pour en prendre un plus petit afin de pouvoir passer le tunnel. Cet ouvrage, long de plus de 2 kilomètres est le seul accès pour Real de Catorce depuis la plaine.
On s'engouffre dans l'obscurité.
Les parrois du tunnel frôlent le bus.
C'est long et ça secoue.
Enfin la lumière du jour.
On débouche sur un grand terrain vague et sur un décor incroyable.

Bienvenue à Real, de son vrai nom Real de Minas de Nuestra Señora de la Limpia Concepcion de Guadalupe de Los Alamos de Catorce...
2750 m d'altitude et 1050 personnes environ. Des sommets partout autour à plus de 3000 mètres.
Il y a un siècle, 40 000 personnes vivaient ici, les mines tournaient à plein régime, les maisons de riches rivalisaient de beauté, les élégantes s'habillaient à la mode de Paris avec des tissus provenant des grandes capitales Européennes.
Puis la chute.
Le tarissement des filons et la révolution de 1910 portent un coup fatal à la ville qui périclite et finit par être oubliée de tous.

Le village est là, accroché au flanc de la montagne. Ce n'est plus une ville depuis longtemps maintenant. La plupart des bâtiments sont en ruines, la vision globale du lieu donne l'impression d'un tremblement de terre. Des pierres partout en tas, des murs et des murs écroulés... Mais plus grand chose qui ressemble à une maison!
L'église antique a résister et tout autour quelques belles batisses tiennent encore debout. D'autres sont en cours de restauration ou sont déjà comme avant.
C'est vraiment impressionnant si haut et si loin de tout.
Les entrées des vieilles mines d'argent se distinguent un peu partout dans les montagnes. De gros bâtiments en ruines gisent tout autour. C'était les habitations et les usines pour traiter le minerai.
De l'autre coté du village une piste descend vertigineusement dans un étroit cañon vers une autre plaine au loin et la Estacion Catorce, distante de 15 kilometres. De vieilles jeeps font encore la liaison et voyager sur ce chemin en voiture est une aventure dangereuse.

Les indiens Huichols, tribu nomade, viennent une fois l'an en pélerinage sur la montagne sacrée qui domine la ville. Ils font les 400 kilomètres à pied pour venir prier et faire la récolte du Peyote, cactus halucinogène, indispensable aux shamans.

Partir en ballade à pied ici est un exploit. Tous les locaux proposent dailleurs des chevaux ou des mules. Marcher est difficile, le souffle est court, l'air est rare et la tête tourne au moindre effort. Nous montons quand même au sommet de la montagne et la vue à 360 degrés qui s'offre à nous est fantastique. Des montagnes pelées partout, une végétation riche en variété et en couleur malgré sa rareté en nombre. La grande plaine au fond, Real de Catorce coincé entre ses montagnes, le son de la cloche qui nous parvient décalé, par intermitence, entre deux rafales de vent sec.
On divague un peu, comme îvres, l'air est étrange ici et bien rare pour nos poumons. L'ambiance dans ce lieu dénudé et solitaire est impressionante par son coté pur et magique.
Comme si les esprits des indiens habitaient encore l'endroit. On pourrait d'ailleurs voirs les Huichols danser et prier pour la pluie en invoquant le serpent ou pour les récoltes futures, en transe, sous l'effet du peyote.
Moi, en tout cas, je les imagines très bien...

Nico Sancho.

Les photos REAL DE CATORCE sont ici!

mercredi, 19 avril 2006

On a passé le tropique du cancer!

mardi, 18 avril 2006

Cheubam, Paao, Plop, wiizzzz!

Les photos de LA QUEMADA DE JUDAS sont ici!

Directement de San Luis Potosi, ville autrefois capitale, à quelques heures au nord de zi capitale: Mexico Districto Federal!

Y'a eu du ramdam toute la semaine porque c'est la semana santa et la semana santa ici c'est quelquechose! Pas qu'un évenement religieux, c'est la fête et pi y'a aussi les marchands du temple ... et ballons et bonbons et frites et barbapapas et cetera ... Et puis les concerts, groupes folkloriques style mariachis en cuivre, danses aztèques emplumées, salsa, flamenco-jazz animent les rues à toute heure. Les uns jouent-chantent et les autres tapent des mains ou remuent le popotin!
Bon, et Jésus dans tout ça, ... bah oui tiens, c'est la semaine sainte kan-mêmeu!
T'inquiètes, il est bien là de toute façon, on l'oublie pas ici! Nommé en temps ordinaire sur toutes les voitures et autres véhicules roulants. Signe de croix au passage devant toutes les églises -innombrables- qui débordent toutes de fidèles. Tienditas proposant flots de chapelets, bougies, bracelets aux icônes et autres.
Et puis y'a les très ferventes processions. C'était déjà hooo et haaaa en couleurs avec les gris des cendres, les verts des rameaux, les violets du carême ... Puis maintenant Jeudi Saint, Vendredi Saint avec chemin de croix et procession du silence itou itou, on révise son catéchisme!

Mais ici, le top c'est le Samedi Saint au soir ... on fait tout peuter et on règle son compte à Judas, bouh qu'il est vilain! C'est la Quemada de Judas!
Alors, y'a primo concours sur la place. On confectionne des machins, des diables, des dragons et autres malos en carton pâte à qui mieux mieux. Le truc, c'est de représenter les maux de l'humanité avec ces poupées pleines de pétards et fusées et de tout faire péter comme une exorcisación. Y'a un pierrot-diablo à cheval sur un croissant de lune rouge, un homme à tête de mort tout droit sorti du dernier Tim Burton, une sculpture enchevêtrée avec un mur de la honte, une hydre aussi et même un footballeur dans une télé! ha, ha!!! Et on les suspend là, à des câbles et des tourelles. Tout le monde s'agglutine pour admirer ces oeuvres d'art en sursis et tout ça -bien sûr- au son de la fanfare de mariachis retransmis à bloc par les énormes enceintes.

La nuit tombe! On ne distingue plus que des ombres fantasmagoriques qui se découpent sur les façades coloniales enluminées de la place où la tension est palpable. On nous fait reculer!
ÇA Y EST! Le premier est allumée. C'est le squelette qui se met à tourbilloner avec les 2 fusées qu'il a à la place des mains qui crachent mille feux. Puis, ça pétarade, des dizaines de pétards mamouths ou j'sais pas quoi. On se bouche les oreilles, les yeux plein de paillettes!
Boum, paf, badaboum, bam!
Et le "Judas" explose et brûle!
Le suivant est allumé déjà et c'est le même ballet tourbillonant-explosant.
Cheubam, Pao, Plop, Wiiiiiz!
En fond, ils tirent en plus des roses de lumière sonore qui coiffent le spectacle flamboyant d'une myriade d'étoiles.
Ça sent le souffre!
On reçoit des débris.
On sursaute quand le volume sonore d'une explosion dépasse les autres ...
La foule crie haaaa, bravo.

Et la vingtaine de "Judas" se consume, avec des sourires et des claquements de mains.

Quand tout est fini, le sol est jonché de débris et on se précipite pour essayer de récupérer qui un masque de mort, qui un diablotin, qui une main de frankenstein ... avant de rentrer les oreilles bourdonnantes, les yeux qui clignotent et content!

Gwen Birkin

Les photos de LA QUEMADA DE JUDAS sont ici!

dimanche, 16 avril 2006

Guanajuato, Mexique

Les photos de GUANAJUATO sont ici!

En partant de Mexico DF, la capitale, et en remontant vers le nord, les paysages changent complètement. Fini les forêts et les climats tropicaux, place aux grandes plaines sèches et aux chaines de montagnes arides qui entourent ces vastes étendues plates. Le bus pour Guanajuato (prononcer Ruanaruato) nous promène donc dans ces paysages désertiques où une des principales distractions est de comptabiliser les différentes variétés de cactus...

Le terminus, une nouvelle gare routière et un taxi qui nous emmène au centre ville.
Là, première surprise, la voiture s'enfonce sous terre, dans de longs tunnels aux biffurcations innombrables.
Et on ressort au grand jour, en plein centre ville d'une aglomération dense où les maisons sont toutes serrées et imbriquées les unes sur les autres.
Il y a un monde fou, normal c'est la Semana Santa et tout le pays est en vacances!
La ville est construite sur des collines à plus de 1600m d'altitude et est encerclée par de hautes montagnes tout autour. Les nombreux tunnels permettent de relier les différents quartiers entre eux et constituent les principales voies de communications. En effet toutes les autres rues ne sont que des ruelles antiques et ne permettent pas le passage d'une voiture.
Cette ville ressemble étrangement à Fez et me fait penser aussi à toutes ces villes et villages de Meditérannée en France, Italie, Espagne ou Maghreb.
Les ruelles innombrables et sans noms se perdent en lacis compliqués et escaliers escarpés.
Les églises antiques se cachent dans ces quartiers et ne se laissent découvrir qu'avec peine.
Les fontaines et petites places ombragées sont des havres de paix pour une pause à l'abri du soleil.

Mais il y a une autre ville dans la ville.
Celle des tunnels. Imaginez de grandes artères sous-terraines apparaissant et disparaissant au gré du relief, se chevauchant, se croisant et se superposant. Parfois quelques maisons s'accrochent dans un trou de lumière, une ou deux ruines d'anciennes fabriques et on se croirait transporté dans l'univers magique de dessinateurs fous, à la façon d'un Moebius ou d'un Miyazake.
Il faut dire que toutes les collines de la ville sont comme un immense gruyère plein de trous...Là encore le passé de la cité y est pour beaucoup. Les nombreuses mines d'argent creusées un peu partout et plus ou moins comblées maintenant ont beaucoup contribué à l'aspect actuel de cette aglomération labyrintique.

Dans les quartiers hauts, les pas se font saccadés car il y a toujours un truc à voir, une facade, un balcon, sinon on en profite pour souffler car le soleil plus l'altitude plus ces montées interminables nous font du mal aux jambes...
Mais quel plaisir quand nous arrivons en haut d'une colline de pouvoir découvrir toute la vue sur un quartier, sur toutes ces maisons aux couleurs vives et sur les montagnes impressionantes.

Le mieux c'est de marcher pendant une petite heure, de prendre des escaliers interminables et épuisants afin de sortir de la ville et de gagner le sommet de la plus haute colline. Là, le panorama est exceptionnel, toue la ville se découvre dans sa totalité, blottie dans son écrin de montagne. Avec les couleurs de fin d'après midi et les bruits montant de la cité, le spectacle est de première classe.

Pancho nico.

Les photos de GUANAJUATO sont ici!

samedi, 15 avril 2006

Para seguir! A suivre!

Gracias a todos los que votaron para nuestro blog. Dos mosquitos ha sido seleccionado y forma parte de los 50 mejores blogs dentro de 8000 participantes!!! Para la seleccion final, hagan un esfuerzo màs el sabado 22 de abril a partir de las 20h51 (Greenwich hora) y cliquean sobre : www.nuitdesbloguivores.fr, durante unas 10 horas.

Encontraran màs abajo noticias sobre nuestra visita en Oventic, el caracol Zapatista, y tambien muchas nuevas fotos!


Merci encore à tous ceux qui nous soutiennent pour le concours de blogs. Dos mosquitos a été sélectionné parmis les 50 meilleurs blogs sur 8000 participants!!! Pour le "départage", il vous faudra encore faire un effort le samedi 22 Avril dès 20h51 en cliquant sur : www.nuitdesbloguivores.fr , du coucher du soleil au lever du jour!

Nous vous avons mis plus bas (au 10/04) des news sur notre incursion chez les Zapatistes et il y a plein de nouvelles photos!



Big bizzzz
Nico et Gwen

vendredi, 14 avril 2006

Callecitas de Guanajuato

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lundi, 10 avril 2006

Oventic, Caracol de Zapatistas, Chiapas

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Oventic, Caracol de los Zapatistas!

Les photos sont ici!

Au coeur des montagnes du Chiapas, nous partons à la rencontre des Zapatistes. Nous prenons un minibus colectivo qui s'enfonce dans la montagne et après avoir passé un panneau "Vous entrez dans la zone Zapatiste", nous atteignons un tout petit village perdu dans les nuages à plus de 2500 mètres d'altitude.
L'entrée est gardé par des hommes et des femmes cagoulés ou portant le foulard rouge sur le bas du visage. Après quelques formalités pour savoir qui nous sommes et ce que nous voulons, nous sommes reçus très cordialement par les rebelles cagoulés de la Comission d'Information de l'EZLN (Ejercitó Zapatista de Liberación Nacional www.ezln.org.mx) qui nous raconte:
"Il existait avant des mouvements protestataires qui cherchait à obtenir des droits pour les indigènes de la Selva Lacandona et du Chiapas, mais ils n'obtenaient rien.
medium_dsc02767.jpgAlors, nous nous sommes regroupés, nous les Zapatistes.
En 1994, nous avons pris les armes et occupées 4 villes du Chiapas, dont San Cristobal, pour que le gouvernement nous entendent! Le gouvernement a envoyé l'armée et le peuple a crié au cessé le feu! Alors nous avons accepté l'ouverture du dialogue avec le gouvernement!
Finalement, en 1996, à San Andrès de Larrainzar, il y a eu la signature des "Acuerdos de San Andrès" entre les Zapatistes et le gouvernement. Le gouvernement promettait de voter une loi reconnaissant l'identité culturelle des indigènes Mexicains. Mais à ce jour aucune loi n'a été signé! Bien au contraire dans les semaines qui suivirent le gouvernement a envoyé l'armée dans les campagnes du Chiapas et a assassiné hommes, femmes, vieillards et enfants dans les villages. Des femmes enceintes ont été éventrées! Un village de 45 personnes entièrement décimé! Le gouvernement a aussi payé d'autres hommes pour former des milices para-militaires dans la région! Alors nous avons pris la clandestinité, mais nous n'avons pas renoncé et ils ne nous ont pas décimés!
Les Zapatistes se sont sentis trahis. Ils se sont présentés à plusieurs reprises devant les députés et le président pour leur demander de remplir leur promesse. Mais aucune loi garantissant les 13 points aux indigènes du Mexique -alimentation, santé, éducation, indépendance, liberté, démocracie, justice, travail, terre, toit- n'a été voté à ce jour!
Le président Vicente Fox (trad. Vincent Renard!!!) avait fait de cette promesse son argument électoral lors des dernières présidentielles, mais il semble l'avoir oublié aujourd'hui. Le gouvernement Mexicain disait au départ que le mouvement protestataire Zapatiste n'était pas Mexicain mais formé de Guatémaltèques ou de Salvadoriens venus mettre le désordre dans un pays sain! Aujourd'hui le gouvernement se targue de fournir de l'aide aux indigènes en médiatisant des distributions de sacs de ciments (habitation?) ou de cochons et de poulets (alimentation?).
Les Zapatistes s'organisent eux mêmes pour apporter l'aide nécessaire aux pauvres de ces régions. Salle de classe ambulante dans un bus, hôpital. Ils sont de plus en plus soutenus par des organismes sympathisants (2 ambulances de Ya basta! dans le village par exemple).
En 2005 "La Sexta Declaración de la Selva Lacandona" est rédigée avec un but celui de s'opposer à la mondialisation, à la globalisation, à la standardistation qui opprime les pauvres et un moyen celui de regrouper tous les hommes et mouvements de la planète pour lutter ensemble et être plus forts!
Malgré les freins qu'ils rencontrent encore, comme par exemple l'impossibilité pour les indigènes Mexicains de passer au Guatemala et vice versa, le mouvement devient de plus en plus populaire. La médiatisation a rendu les Zapatistes moins vulnérables. Aujourd'hui leur meneur: le Subcomandante Marcos -dit Delegado Zero-, parcourt pendant un an le territoire Mexicain à moto (ça vous rapelle kekun) pour récolter les doléances des pauvres du pays et rencontrer les sympatisants au mouvement."

Nico et Gwen cagoulés!

Les photos sont ici!